J6 – Marché d’Ubud puis transfert à Amed en passant par les villages d’artisans

Ce matin, nous avons rendez-vous avec Wayan à 11h pour partir à Amed, village de pêcheurs situé sur la côte nord-est de l’île, la prochaine étape de notre séjour. Mais avant de nous rendre à notre point de rdv, nous décidons d’aller faire un tour au marché d’Ubud. Tout d’abord, nous découvrons le marché « à touristes » fait de multiples échoppes où l’on peut trouver tout et n’importe quoi (sarong, vêtements, bijoux, objets de déco,…). Evidemment, nous ne résistons pas à la tentation de ramener quelques souvenirs dans nos bagages…

Petit à petit, nous pénétrons dans le cœur du marché, celui destiné véritablement aux balinais, là où les échoppes de souvenirs laissent place aux étalages de produits alimentaires : fruits & légumes en tous genre, viandes, poissons,… le tout étalé sur de vieilles planches de bois ou à même le sol. Ce lieu nous rappelle en quelque sorte les souks de Marrakech ! Il y règne une ambiance très particulière, et nous passons presque inaperçus dans l’agitation du marché !

Marché Ubud - étalage de fruits & légumes

Les paniers au 1er plan contiennent du poisson

Pétales de fleurs pour la préparation des offrandes

Vente de paniers d'offrandes pré-confectionnés

Stand de cosmétiques, en veux-tu en voilà !

Nous terminons tranquilement notre tour de marché avant de retourner à l’hotel pour récupérer nos sacs et retrouver Wayan. En route, nous nous arrêtons dans plusieurs petits villages d’artisans, tous spécialisés dans une fabrication différente. Par exemple, le village de Mas est spécialisé dans le travail du bois et on voit de part et d’autres de la route des dizaines de boutiques qui vendent aussi bien des meubles que de simples objets décoratifs sculptés.

Puis nous traversons un second village dont la spécialité est la peinture, on peut y trouver tout un tas de galeries d’artistes où des peintres cherchent à nous vendre leur tableaux. Evidemment, on se doute bien que le but de la visite est de nous faire acheter quelque chose, mais pour le moment, nous nous contentons de nous ballader et de regarder ! Et puis de toute façon, on a pas assez de place dans nos bagages …

Le troisième village, Celuk, est quand à lui spécialisé dans la fabrique de bijoux. Wayan nous arrête dans une de ces petites bijouteries et nous pénétrons dans l’atelier de fabrication dans lequel une dizaines de balinaises travaillent de manière extrèmement minutieuse et soigneuse pour transfermer les milliers de minuscules billes d’argent, en véritable bijou ! De la magie me direz-vous ? Non, non, simplement beaucoup de patience et d’attention ! En effet, nous avons constaté que la plupart travaillent sans protection notamment sur des engins comme les meuleuses où il est facile de se faire couper en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire… mais apparemment ça ne leur pose pas vraiment problème et elles accomplissent leur travail de façon très appliquée.

En pleine concentration...

Travail sur une meleuse (sans protection 😦 )

Un travail minutieux, tout à la main

Nous regardons attentivement ces balinaises travailler tout en écoutant le processus de fabrication des bijoux en argent. Pour faire simple : au départ, ce sont des toutes petites billes d’argent (le genre de billes que si tu les fait tomber, autant dire que c’est cadeau pour celui qui ramasse ;-)…). Ces billes sont fondues dans des moules afin de pouvoir leur donner la forme du bijou que l’on souhaite faire. Par ce même procédé sont également créées des bobines de fils d’argent et de petite billes qui serviront à décorer les bijoux. Ensuite, l’argent est poli pour enlever toutes les impuretés déposées lors de la fonte. Enfin, le travail consiste à décorer la bille d’argent pour créer le bijou : pour cela, les petits fils d’argent sont déposées sur le bijou et collés avec une résine naturel issue d’un arbre local. Autant dire que c’est du travail de poly poket !!…

Bien entendu, il y a une petite boutique où les modèles fabriqués dans l’atelier sont en vente. Nous découvrons donc les bijoux terminés et il est difficile de s’imaginer qu’au départ ce sont de simple billes d’argent et que tout le travail est fait à la main.

Le prochain village est celui des fabricants de sarong. C’est le village de Blabathu. Wayan nous emmène visiter un atelier de confection de sarongs. Nous pénétrons à l’intérieur de l’atelier et découvrons des dizaines de balinais, assis derrière leur machine, en train de confectionner les tissus. Une personne vient nous expliquer le processus de fabrication, nous entendons en fond sonore le cliquetis discontinu des machines. 

Les machines utilisées sont essentiellement traditionnelles c’est-à-dire faites en bois et où la présence d’un travailleur est essentielle pour faire fonctionner les mécanismes de tissage. Il y a également 1 ou 2 machines automatiques dans l’atelier… probablement le futur et on se demande alors ce que deviendront tous ces gens si ces nouvelles machines viennent remplacer le travail manuel. En moyenne, une personne produit un sarong par jour (2,25 m de long) pour une paye de 10000 Rs/m soit un salaire d’environ 2,25€/jour. Les sarongs fabriqués ici sont majoritairement destinés à l’export (Australie, Chine,…).

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J5 – Région des lacs de montagne, temple Ulu Danu Bratan, rizières de Jatiluwih et coucher de soleil sur le Tanah Lot

Une bonne nuit de sommeil berçée par le cri du geko et hop ! Nous prenons un ptit dej’ sur notre terrasse (le luxe !) avant de repartir avec Wayan !

Le coupable !

La terrasse de notre chambre

Ptit dej au top pour bien démarrer !

Aujourd’hui, nous avons décidé de découvrir la partie un peu plus à l’ouest de l’île avec au programme :

– La région des lacs de montagne (environs de Munduk)

– Le temple Ulu Danau Bratan

– Les rizières en terrasse de Jatiluwih

– Le coucher du soleil sur le Tanah Lot (pour finir en beauté !)

La région des lacs de montagne :

Au départ, nous avions prévu de séjourner 2 jours à Munduk, petit village situé dans les montagnes, mais nous nous sommes aperçus qu’il était tout à fait possible de visiter cette partie de l’île depuis Ubud (accessible en 1h de voiture environ). Cette solution nous a parue donc plus pratique !

 Nous voilà donc partis avec Wayan en direction des montagnes du centre de l’île. La chance est avec nous car le temps est relativement dégagé ce qui n’est pas chose habituelle dans cette partie de l’île, où les nuages ont tendance à envahir les sommets dès le milieu de la matinée.

Sur la route, nous traversons de multiples petits villages nous permettant de découvrir un Bali beaucoup plus rural, où les habitants ne sont pas habitués à voir des touristes s’arrêter. Il nous semble que ces balinais sont plus pauvres et pourtant leur visage est toujours éclairé d’un sourire et d’une profonde gentillesse.

Paysage le long de la route menant aux lacs

Petite échope le long de la route

La route longe les trois lacs, respectivement, le Bratan, le Buyan et le Tamblingan, nous offrant de merveilleux points de vue sur les collines environnantes. Les paysages sont très différents que ceux que nous sommes habitués à voir : nous laissons peu à peu les rizières en terrasse pour grimper progressivement dans les régions montagneuses, plus fraîches et verdoyantes, où de jolies fleurs colorées s’ajoutent au paysage. La région est propice aux cultures maraîchères et fruitières, telles que les fraises et les oranges, ou encore les fleurs bleues utilisées pour la confection des offrandes.

Le premier lac, le « Danau Bratan » est le plus célèbre des trois car il abrite un sanctuaire hindo-bouddhique très important, au nom de « Pura Ulun Danu Bratan ». Nous découvrirons ce site un peu plus tard dans la journée. Nous commençons par nous diriger vers les deux autres lacs, le « Danau Buyan » et le « Danau Tamblingan », qui sont situés côte à côte. Nous nous arrêtons de temps à autre pour admirer le paysage, s’imprégner du calme et de la fraicheur qui règnent ici et aussi prendre quelques photos !

Vue sur le lac Danau Tamblingan, le plus petit des 3 lacs

 

Vue sur le lac Danau Buyan

 

De bien jolies fleurs colorées !

 

Nous profitons du calme des lieux et de l’absence quasi-totale de touristes, ce qui est particulièrement appréciable…

 Le temple Ulu Danau Bratan :

Nous reprenons tranquillement notre route en directement du fameux temple « Puru Ulu Danu Bratan » qui fait partie des plus célèbre temples de l’île. Bâti sur de petits îlots et entièrement entouré par le lac Bratan, ce temple est dédié à Dewi Danu, la déesse des eaux.

Le paysage est sensationnel : les « meru » se reflètent dans l’eau du lac et se découpent sur les montagnes. Au moment de notre visite, une cérémonie se déroule dans le temple mais nous ne sommes pas autorisés à y assister. Nous profitons tout de même des multiples odeurs mélangées d’encens et de pétales de fleurs provenant des offrandes… C’est une odeur unique à Bali, que nous apprécions beaucoup et qui caractérise entre autres ce que nous aimons ici.

 

Le temple "flotte" majestueusement sur le lac ...

 C’est également lors de la visite de ce temple que se produit la jolie rencontre de la journée !…

… puisque nous tombons nez à nez avec nos amis Julie & Yannick, eux aussi en voyage à Bali accompagnés de leurs copains, Aline et Brice, complètement par hasard !!

Avant notre départ pour Bali, nous nous étions promis de nous retrouver quelque part sur l’Île pour faire un bout de chemin ensemble et bien c’est chose faite… comme quoi le hasard fait bien les choses ! Nous restons un moment à papoter avec eux et échangeons quelques bons tuyaux. Ils sont partis une semaine avant et ont donc déjà vu une bonne partie de l’Île… On est tellement surpris par cette rencontre qu’on en oublie même d’immortaliser le moment, dommage ! Mais une chose est sûre : ça restera marqué dans nos esprits ! Bon voyage les amis.

Après une rapide pause déjeuner près du lac, nous demandons à Wayan de nous emmener au marché local situé non loin du temple. Ce marché est plein de couleurs et de saveurs et on peut y trouver de tout un tas de choses : fruits, épices, sarong, masques,…

Les étalages de fruits & légumes

Les épices

Les masques

Nous faisons l’acquisition d’un « vrai » sarong, qui viendra remplacer notre paréo tout moche, et d’un masque sculpté en bois représentant Sita (héroïne de la danse Kecak que nous avions vu lors de notre première soirée à Ubud).

Nous apprenons petit à petit les rudiments de la négociation, ce qui n’est pas toujours évident, mais le principe est simple : pour un produit donné, le vendeur annonce son prix (par exemple, pour le masque, le prix annoncé est de 850 000 Roupies soit environ 85€… cher, beaucoup trop cher !). Evidemment, il fixe la barre très haut !! Ensuite, c’est à l’acheteur d’annoncer son prix (en divisant le prix initial par 2, 3, 4, 5,… voir plus !). Par exemple pour le masque, nous avions proposé 100 000 Roupies. Le jeu de la négociation se met alors en marche : le vendeur baisse progressivement son prix, tandis que l’acheteur augmente le sien (d’où l’importance de partir assez bas si on ne veut pas se faire plumer !)… jusqu’à tomber d’accord sur un prix. Les discussions peuvent aller bon train et être longues : il faut donc avoir du temps lorsque l’on fait le marché ! Pour le masque, nous l’avons finalement acheté 200 000 Roupies, soit le prix initial divisé par 4.

De plus, la 1ère vente du matin est réputée être sacrée et synonyme de « good luck » pour le reste de la journée. Les balinais sont donc prêts à tout pour cette 1ère vente (y compris à vendre à perte) afin qu’elle leur porte chance pour le reste de la journée. On peut donc faire de bonnes affaires en allant au marché tôt le matin et bénéficier ainsi de la vente « good luck » ou encore en fin de journée, lorsque le marché se termine.

Nous serions bien restés un peu plus longtemps à flâner dans ce marché car l’ambiance qui y règne est fascinante, malgré les commerçants parfois insistants (ça fait partie du jeu ma Brenda…) mais Wayan nous rappelle à l’ordre si nous voulons poursuivre nos ballades et être à temps au Tanah Lot pour admirer le coucher du soleil… Qu’à cela ne tienne, en route mauvaise troupe !! 

Les rizières en terrasse de Jatiluwith :

Nous reprenons donc notre chemin en direction de Jatiluwih, connu pour ses belles plantations de rizières en terrasse. Et effectivement, Jatiluwith qui signifie « vraiment merveilleux » porte bien son nom : nous découvrons un panomara sublime de rizières en terrasse centenaires… c’est magique (même si on a quand même dû payer quelques 10 000 Roupies pour accéder à ce petit paradis…) !! Vous allez nous dire « hoooo encore des rizières 😦 ! » et vous avez raison mais celles-là sont uniques en leur genre. D’ailleurs, elles devraient bientôt figurer au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est vous dire, cest pas des rizières de m%#!? (pardonnez-moi l’expression!).

La route serpente à perte de vue à travers les plantations de riz. La culture est faite « en terrasse », afin de favoriser le système d’irrigation. On en profite pour s’arrêter et faire une ptite ballade rapide au milieu des champs de riz.

Malheureusement le rendu des photos n’est pas aussi bon que ce que nous avons vu avec nos ptis yeux… mais ça donne quand même un aperçu :

 

Les rizières en terrasse

 

 

Les plants de riz

 

 

Il faut bien le dire, nous ne nous lassons pas de ces paysages de rizières (heureusement car il y en a un peu partout 😉 !) : des champs verts à perte de vue, dans lesquels il règne un calme le plus profond et où on ne croise que quelques travailleurs balinais occupés à battre de riz ou à enlever les mauvaises herbes qui poussent entre les plantations, coiffés de leur chapeau traditionnel pour se protéger du soleil… ça nous inspire le respect ainsi qu’un sentiment de sérénité et d’apaisement.

Ces rizières comptent parmi les plus belles et les plus spectaculaires que nous ayons vu à Bali, nous ne sommes pas déçus d’avoir fait le détour !

Nous nous remettons progressivement en chemin car le jour tombe petit à petit, et nous voulons voir le coucher du soleil sur le temple Tanah Lot !

Coucher de soleil sur le Tanah Lot :

Ce temple est situé sur la côte sud de l’île, non loin de la station balnéaire très touristique de Kuta. Il surplombe la mer et est réputé pour être particulièrement beau au moment du coucher du soleil.

Pour les balinais, le Pura Tanah Lot est l’un des temples dédié aux dieux de la mer le plus important et le plus vénéré. Il est également le plus visité et le plus photographié de Bali et nous comprenons pourquoi en arrivant à proximité du lieu, en découvrant la masse de touristes venus comme nous admirer le coucher du soleil…

Pour accéder au temple, nous devons traverser une allée bordée d’échoppes de souvenirs où on cherche à nous vendre tout et n’importe quoi ! Un vrai piège à touristes bien organisé ! On a presque envie de fuiiiiirrrre la foule qui nous oppresse déjà mais on décide de prendre notre courage à deux mains, et d’aller au moins voir ce que ça donne du coté du temple …

… et on a bien fait !! Nous assistons à un superbe coucher de soleil sur l’océan et nous avons la chance ce jour là d’avoir la marée basse ce qui nous permet d’accéder à pied jusqu’au socle fait de pierre volcanique sur lequel repose le temple. Par contre, nous sommes loin d’être seuls à assiter à ce spectacle : des touristes de toute nationalité (et surtout beaucoup d’asiatiques) sont venus eux aussi, ce qui ne facilite pas la prise de photos… Nous assistons également à 2 mariages chinois, qui ont profité de la belle lumière du soir pour immortaliser leurs noces ! 

Le temple Tanah Lot

 

On fait comme on peut pour ne pas voir trop la foule sur les photos !

 

La côte rocheuse

 

Le temple, vu de plus près

 

Le coucher du soleil

 

L'arrière du temple, on voit bien le socle rocheux sur lequel repose le temple

 

Dès que le soleil est couché, la horde de touristes se rue dans l’autre sens… quand à nous, on décide d’éterniser un peu le moment en faisant une petite ballade le long de la côte rocheuse, au sommet des falaises, où nous découvrons un second temple, en quelque sorte un « bébé Tanah Lot », un peu plus petit que le Tanah Lot mais charmant lui aussi et surtout … nous sommes seuls !! 

Le bébé Tanah Lot, à deux pas de son grand frère !

 

La côte est vraiment splendide, avec l’océan et les lumières du soleil couchant faites d’une déclinaison d’orange, rosé et rouge.

Quand nous partons rejoindre Wayan, il fait déjà nuit noire et il nous faut reprendre la route pour Ubud. Nous découvrons alors la conduite nocturne balinaise, et là, no comment, on préfère ne plus y penser 😉 ! Arrivés à Uud sains et saufs (ouf!), nous nous mettons d’accord avec Wayan pour qu’il nous transfère à Amed, notre prochaine étape, dès le lendemain. Nous dînons dans un petit warung d’Ubud et partons nous coucher, la tête remplie des belles images de la journée !

Demain, nous prenons donc la direction d’Amed, sur la cote nord est de l’île, notre prochaine étape !

J4 – Excursion avec Wayan : Gunung Kawi, Tirta Empul, Temen, Lac & volcan Batur, Besakih

Comme convenu la veille, Wayan nous attend à 9h à notre point de rendez-vous. Aujourd’hui, nous partons découvrir les alentours d’Ubud : temples, volcan, lac, plantations, … Les présentations faites, Wayan nous emmène dans son taxi. Il a l’air très gentil, nous sommes ravis… la journée s’annonce bonne !

Le temple Gunung Kawi :

La journée commence par la visite du temple Gunung Kawi à Tampaksiring. Ce temple est placé dans un lieu idyllique : entouré de rizières, d’une rivière et d’une végétation luxuriante, perdu au milieu de la nature. Le paysage est splendide. Nous nous acquittons du droit d’entrée et nous nous munissons d’un sarong (long tissu que l’on se noue autour de la taille, généralement obligatoire pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte d’un temple) pour pouvoir visiter le temple (en réalité, notre paréo n’est autre qu’un simple … paréo !). Très vite, nous nous rendons compte que celui-ci a quelque chose de très spirituel et grandiose : en effet, le lieu de culte est intégralement creusé dans la roche.

Rizières autour du temple

 Le temple Gunung Kawi se compose de 10 candi (sanctuaires), des mémoriaux en forme de statues taillés dans la paroi rocheuse, abrités dans des niches hautes de 8m. Chaque candi honorerait un membre de la famille royale balinaise du XIème siècle. Selon la légende, ils furent tous sculptés en une nuit par les ongles prodigieux de Kebo Iwa.

Le temple est creusé dans la roche

La veille, une importante cérémonie a eu lieu dans le temple à l’occasion de la « full moon ». Nous croisons de nombreuses personnes qui s’affèrent à nettoyer le temple. Durant une cérémonie, les balinais préparent de somptueuses offrandes en hommage à leurs dieux, consacrent beaucoup de temps à la prière, il peut aussi y avoir des spectacles de gamelan et de danse… en gros, tout le monde se retrouve, prie et fait la fiesta tous ensemble !! Plutôt sympa comme concept !Nous avons la possibilité de pénétrer dans la partie du temple dans laquelle s’est déroulée la cérémonie : nous découvrons de splendides offrandes déposées devant des statues représentant les dieux, de magnifiques instruments de musique, les costumes destinés à vêtir les danseurs et des dizaines de personnes s’affèrent à tout mettre en ordre pour remettre ça le soir même. De temps à autre, ils s’interrompent pour aller prier. Le calme reigne.
 

Scène de vie à l'intérieur du temple

Les instruments du Gamelan

Nous découvrons de petites pièces de culte cachées dans la roche...

Les offrandes sont pleines de couleurs et toutes plus belles les unes que les autres :

Sur le chemin du retour, nous croisons des petits groupes de balinaises, vêtues de leur tenue tradictionnelle colorée, qui arrivent au temple en portant sur leur tête les offrandes qui serviront pour la cérémonie du soir, tout en descendant l’escalier de pierre escarpé qui mène au temple.

Préparation de la cérémonie du soir

 

Petite pause photo... avec le sourire !

 
 
Nous prenons petit à petit la direction de la sortie, nous passons devant tout un tas de petites échoppes où les vendeurs tentent tant bien que mal de nous vendre quelque chose ; nous finissons par retrouver Wayan qui nous attend à quelques minutes du temple avant de nous diriger vers notre prochaine étape de la journée : les sources sacrées de Tirta Empul. 
 

 Les sources sacrées de Tirta Empul : 

 

En bons touristes disciplinés que nous sommes, nous nous acquitons du droit d’entrée avant de pénétrer dans l’enceinte du temple (15000 roupies par pers soit env 1,4€/pers).
 
Ces sources sacrées, créées selon la légende par le Dieu Indra, constituent en quelque sorte, un mini-Lourdes local (si je puis me permettre). Les balinais leur attribue des pouvoirs magiques de guérison et de survie. Elles jaillissent dans un grand bassin cristallin situé à l’intérieur d’un temple et se déversent dans une piscine. Après avoir déposé leurs offrandes sur de petits autels, les habitants viennent se laver dans les différents bassins (en suivant un ordre précis) d’où l’eau jaillit par des « bouches », tout en faisant leur prière. 
 
 
 
 
 
L’endroit est assez touristique, mais les balinais n’y prêtent pas attention et font leur prière de manière très assidue. 
 

Moment de prière

 
Nous en profitons également pour faire un petit tour dans le Pura Tirta Empul, le temple attenant aux sources sacrées, qui est un des plus importants de Bali. Malheureusement, pas de cérémonie en cours dans le temple ce jour-là, il nous parait donc un peu « vide » comparé au Gunung Kawi que nous avons vu juste avant.Nous reprenons la route en direction de Penelokan, situé face au lac et au volcan Batur, pour le déjeuner. En route, Wayan nous arrête à proximité de Temen, célèbre pour ses plantations de café et de cacao.
 

Les plantations de Temen :

 
Les plantations de Temen constitue un réel havre de fraicheur et de tranquilité ! Nous sommes situés dans une forêt tropicale, entourés d’une multitude d’espèces d’arbres et Wayan en profite pour nous apprendre à distinguer les différentes plantations : cacao, café, vanille, ananas, papaye, gingembre,…. et bien d’autres encore dont nous avons oublié le nom. L’endroit est splendide, et, fidèles à nous-mêmes, nous en profitons pour prendre quelques photos : 

Les plantations de Temen

 

Les graines de café

 

Les cabosses de cacao

 

Les plants de vanille

 

Une bébé gousse de vanille

 

Les plantations d'Ananas

 

Arbre à papaye (droite) et cocotier (gauche)

Wayan nous explique également le processus de fabrication du café. En réalité, il existe deux manières différentes de fabriquer le café mais l’une d’entre elles est beaucoup plus originale que l’autre. Je m’explique :

Cette technique de fabrication consiste à faire avaler des graines de café à un paresseux, celui-ci les mange sans les broyer (en gros, il les avale tout rond) et son système digestif révolutionnaire lui permet de digérer l’enveloppe qui contient la graine de café, tout en laissant cette dernière intacte. Ensuite, au moment de faire ses besoins, la graine de café ressort par son derrière et peut être utilisée pour la fabrication du café !

On leur a quand même demandé : mais pourquoi faire comme cela puisqu’au final, la graine de café ressort telle quelle par le derrière du paresseux ?

Et bien, il paraitrait que la qualité du café ainsi fabriqué soit meilleure…

Le paresseux en pleine digestion !

Une fois ressorties du derrière du paresseux, les graines de café sont nettoyées (ouf !) puis cuites au feu de bois durant 1 heure environ. Une personne se charge de remuer continuellement les graines afin qu’elles ne brûlent pas. Les graines sont ensuite broyées dans un piton jusqu’à les réduire en poudre pour pouvoir être consommée.

Dans le petit bac blanc, les graines digérées par le paresseux

La cuisson des graines au feu de bois

Le pilon servant à broyer les graines

Nous en profitons quand même pour faire une petite dégustation : effectivement, le café est délicieux… Nous avons un petit faible pour le café au Gingseng.

Après cette petite halte bien méritée, nous repartons tranquilement dans la voiture de Wayan. Sur le chemin, nous croisons de nombreux étalages de fruits colorés qui bordent la route. Nous nous arrêtons le temps d’une photo…

… avant de reprendre notre chemin en direction de Penelokan, au nord de l’île pour admirer le lac et le volcan Batur !

Penelokan – lac & volcan Batur :

Penelokan signifie « endroit où l’on regarde » et la vue sur le volcan Gunung Batur et sur le lac est réellement époustouflante ! On aperçoit également une longue coulée de lave sur le flanc du volcan… preuve que celui-ci se réveille de temps en temps !

Véro en compagnie de Wayan

 

Vue sur le volcan Batur (partie sombre = coulées de lave)

 

Le lac Batur

Malheureusement, dès notre sortie de la voiture, tout un troupeau de jeunes balinais se jettent sur nous pour tenter de nous vendre tout et n’importe quoi… Wayan nous avait prévenu, il faut faire attention car ils peuvent parfois se montrer agressifs (rien que ça !)… Nous décidons de les ignorer et de faire totalement abstraction de leur présence pour admirer la vue mais celà nous gache quand même un peu le moment. Nous prenons donc quelques photos et repartons immédiatement pour déjeuner dans un resto à proximité. Nous sommes un peu déçus de la visite mais en même temps, nous étions prévenus. Pour une fois, on est plutôt content de ne pas nous être embarqués dans l’ascencion du volcan, réputée pour être un des hauts lieux du harcèlement touristique : en même temps, quand on voit ce que ça donne rien qu’en prenant une photo, on comprend mieux pourquoi !

Après un bon repas avec vue sur le volcan, nous nous dirigeons ensuite vers la dernière étape de la journée : le temple Besakih.

Le temple Pura Besakih :

Perché à près de 1000 m d’altitude sur le flanc du mont Agung, le Pura Besakih est LE temple le plus important de Bali.

Le temple étant immense, nous décidons pour une fois d’accepter les services d’un guide pour le visiter. Cela nous permettra également de poser tout un tas de question qui nous trottent dans la tête sur la culture et la religion hindoue. Trouver un guide au temple Besakih est chose aisée puisque dès que nous sommes sortis de la voiture, nous tombons nez à nez avec un groupe de pseudo guides (on a pas trop réussi à savoir s’ils étaient officiels ou non) et décidons d’accepter les services de l’un d’eux, soit disant indispensable pour pénétrer à l’intérieur du temple (ça non plus, on a pas trop réussi à savoir si c’était vrai ou pas).

Heureusement, nous sommes chanceux, puisque la personne qui nous accompagne pour la visite à l’air plutôt aimable et sympathique.

L'accès au temple

Il nous explique que le temple est dédié aux trois grandes divinités hindous qui sont : Brahma (représentant le feu, la création), Vishnu (l’eau, protecteur) et Shiva (le vent, destructeur) ainsi que d’autres divinités plus mineures.Le nombre de « merus » (toits successifs des temples) en chaume varie en fonction des castes. D’après ce que nous comprenons, il y aurait quatre castes principales dans la religion hindoue qui sont représentées par : les gens pauvres (caste la plus basse), les classes moyennes, les classes aisées (médecins, …) et la plus haute caste réservée aux descendants de la famille royale ainsi qu’aux militaires. Ainsi, une pagode avec un seul « meru » est le lieu où vient prier la caste la plus basse, alors que les pagodes à onze merus sont réservées aux familles princières.

Pagode à 7 merus

 

Le temple est composé d'une multitude de pagodes

Le temple s’étale sur 7 étages que nous visitons successivement tout en tentant de comprendre tout ce que nous raconte notre guide (j’avoue par moment, on a un peu décroché 😉 !).

Gravure à l'intérieur du temple

 
La fin de journée pointe progressivement le bout de son nez et nous décidons donc de prendre le chemin du retour vers Ubud. La journée aura été riche de jolies paysages, de moments spirituels et culturels, de découvertes en tout genre… nous remercions Wayan de nous avoir trimballer partout, toujours avec le sourire et la bonne humeur !
Nous en profitons également pour lui demander s’il est libre le lendemain car la formule nous ayant beaucoup plue, nous décidons de faire une nouvelle journée d’excursions le lendemain pour découvrir d’autres trésors balinais. Ca tombe à pic, Wayant est dispo et accepte de nous emmener !
 

Nico et Wayan, notre super chauffeur !

 
Ce soir, nous devons dire aurevoir à nos hôtes balinais du Bali Asli Lodge car Ketut & Madé n’ont plus de chambres dispo pour nous (leur formule a du succès !). Nous déménageons donc dans une nouvelle guesthouse, située à deux pas de la précédente, tenue par un des oncles ou frères de Ketut, on a pas trop compris le lien de parenté !
 

Nos aurevoirs à la famille de Ketut & Madé...

Nous prenons ensuite un repas au « fortuna warung » situé dans une petite rue assez calme d’Ubud. Nous en profitons pour déguster un de leurs délicieux jus de fruits frais (au choix, banane ou ananas, nos préférés !) puis nous rentrons tranquilement nous coucher dans notre nouveau petit chez nous !

La journée de demain nous réserve encore de beaux trésors et une drôle de rencontre !

J3 – Trekking dans les rizières avec Ketut et session massage et danse !

6h : le réveil sonne. Ce matin, nous avons décidé de nous lever tôt pour partir faire un trek dans les rizières avec Ketut (le mari de Madé, notre famille balinaise). Nous avalons un rapide petit dej’ pendant que Alit (la fille ainée de Ketut et Madé) prépare soigneusement les petites offrandes.

L'endroit commun où nous prenons nos repas

Alit qui prépare les offrandes

Après nous être équipés d’une bonne paire de chaussures de marche, nous partons avec 2 autres personnes qui séjournent également chez Ketut et Madé pour un trek d’environ 3 heures dans les rizières. Ketut nous donne tout un tas de détails sur la culture balinaise, la récolte du riz, le fonctionnement d’une communauté, il nous apprend à distinguer les différentes variétés d’arbres, nous croisons tout un tas d’oiseaux colorés et de jolis papillons ainsi que quelques spécimen d’araignées qui sont apparemment inoffensives ! Les rizières dans lesquelles il nous emmène sont vraiment très belles,  le paysage est splendide, la lumière et le calme du petit matin y sont surement pour quelque chose.

En chemin, nous prenons une petite pause « noix de coco » pour nous désaltérer avant de poursuivre la ballade. Nous ne nous lassons pas de prendre tout un tas de photos de ces jolis paysages de rizières qui sont si reposant… La nature est omniprésente, le calme reigne et on a l’impression que le temps s’est arrêté. Sur le chemin, nous croisons beaucoup d’hommes ou de femmes qui viennent travailler dans les rizières. Le travail dans les rizières est très éprouvant : ils passent leur journée accroupis et bien souvent, les pieds dans l’eau pour nettoyer les plants de riz des mauvaises herbes, entretenir les rizières et récolter le riz lorsqu’il est mûr. Les femmes portent généralement de grands paniers sur leurs têtes dans lesquels elles transportent d’énormes sacs de riz. Nous avons remarqué que les femmes étaient très actives dans la vie balinaise : elles sont très solides et capables de porter de lourdes charges sur leur tête. Elles font souvent des travaux qui chez nous seraient réservés plutôt aux hommes (travail sur les chantier par exemple où elles transportent des sacs remplis de sable). De retour à Ubud, nous passons devant une école où nous tentons discrètement de prendre en photo tout un groupe d’enfants dans la cour de récréation mais certains d’entre eux nous remarquent et courent vers nous pour nous saluer.

Nico et Ketut

Ces 3 heures de ballade nous ont ouvert l’apétit : nous rentrons tranquilement chez Ketut & Madé pour avaler un repas rapido avant de nous diriger vers le Venezia pour notre séance massage, bien méritée après la ballade du matin !

Deux heures de détente nous attendent : les balinaises qui nous massent ont des doigts de fée, nous avons droit également à un bain de fleurs, à un gommage et à une lotion hydratante… Nous repartons détendus, avec une nouvelle peau toute douce !!!

Nous voilà bien reposés de nos trois premières journées passées à Ubud … il nous faut maintenant organiser la suite du séjour car nous avons hâte de découvrir les autres parties de l’île notamment les temples, les lacs, les volcans,… De nombreuses agences à Ubud proposent des excursions à partir d’Ubud dans le reste de l’île pour la journée. Malheureusement, les prix sont souvent élevés et ne correspondent pas totalement à ce que l’on voudrait faire. Nous tentons à plusieurs reprises de négocier mais nous avons du mal à arrêter notre choix : voiture ? scooter ? bemo ? … Les possibilités sont multiples….

…. mais nous avons raison de ne pas nous précipiter car la suite nous réservera une jolie rencontre ! Voilà comment ça s’est passé :

La séance massage nous ayant ouvert l’appétit (et puis il faut dire que depuis que nous sommes arrivés, nous mangeons comme 4 !), nous décidons d’aller grignoter un ptit bout et de prendre le temps de discuter de ce que nous voulons faire. Une des serveuses du café Wayan dans lequel nous avons pris place vient papoter avec nous et nous pose les traditionnelles questions que tout balinais qui se respecte pose à un touriste : d’où venez-vous ? Que faites-vous à Bali ? Combien de temps restez-vous ? etc etc … Bref, au fil de la conversation, elle commence à nous dire que son mari est taxi driver, qu’il n’appartient pas à une agence privée mais qu’il emmène parfois les touristes en excursion. Voilà qui tombe à pic !!! Nous sautons sur l’occasion pour lui demander les coordonnées de son mari, nous finissons pas tomber d’accord sur un prix… nous convenons donc de partir le lendemain avec Wayan (notre chauffeur) pour une journée d’excursion sur l’île !!  Nous pourrons faire le tour que nous voulons sans aucune contrainte, la solution nous semble tout à fait adaptée !

Le soir, nous décidons de retourner voir un spectacle de danse car la représentation de « Kecak » à laquelle nous avions assisté le soir de notre arrivée nous avait beaucoup plue. Nous choisissons cette fois-ci de voir un autre style de danse balinaise : le legong & barong. La représentation a lieu au palais d’Ubud. Les danseurs sont accompagnés par les joueurs de Gamelan (musique traditionnelle balinaise).

Nous admirons la dextérité des danseurs, la précision de leurs gestes, les mouvements minutieux des pieds, la position des mains et des yeux, les tenues sont somptueuses. Nous passons un excellent moment.

La journée se termine tranquilement, demain, nous partons à la découverte du reste de l’île avec Wayan !

J2 – Journée tranquille à Ubud

Décidemment, nous avons un peu de mal à nous remettre du long voyage et des 6 heures de décalage horaire… nous émergeons de nouveau à 10h30, sous un soleil radieux ! De nouveau, la pluie n’a pas cessé de tomber toute la nuit, on comprend mieux pourquoi la végétation est si luxuriante à Bali, avec toute la flotte qui leur tombe sur la tronche, tu m’étonnes que c’est vert 😉 !

Nous décidons de faire une journée « cool » et d’en profiter pour découvrir un peu mieux Ubud (qui constitue tout de même le centre artistique et culturelle de l’île) et de réfléchir au programme pour la suite du voyage.

Nous décidons de visiter un des musées de la ville (nous qui d’habitude n’aimons pas vraiment les musées, on se dit que c’est peut être une bonne manière d’en savoir un peu plus sur le passé et l’histoire de l’île). En chemin, nous faisons une halte pour quelques photos au Palais Surawati, entouré d’un joli bassin de lotus.

Kate ? Non, non, c'est bien Véro 😉 !!

Nous poursuivons notre chemin en direction du musée « Puri Lukisan » qui abrite de nombreuses peintures et sculptures balinaises datant de la 2nde guerre mondiale à nos jours. Certains des tableaux sont un peu trash (scènes de guerre et de combat) et on comprend alors que le passé des balinais n’a pas du toujours être rose… Nous admirons la finesse et le détail des tableaux, la représentation des scènes de la vie quotienne est faite avec une infime précision, pour une fois, on apprécierait presque de visiter un musée dis donc ! Bien entendu, par respect pour les lieux, nous ne prenons pas de photos, c’est interdit. Après cette petite visite culturelle, nous nous dirigeons de nouveau vers le coeur de la ville. La circulation est toujours aussi improbable dans cette ville, c’est du grand n’importe quoi !

Nous croisons quelques écoliers, vêtus de leurs uniformes

L'art d'être en jupe + en tongs + en équilibre sur un scooter en portant une caisse sur la tête !

On a pas trop compris le pourquoi du comment des fleurs rouges dans les oreilles !

En chemin, nous croisons de nouveau tout un tas de petites offrandes, soigneusement déposées ici et là pour rendre hommage aux dieux. Bien souvent, elles sont déposées à même le trottoir et il faut alors être attentifs où on met les pied pour ne pas les écraser (on ne voudrait pas s’attirer le colère des Dieux ;’) ). Ses offrandes sont confectionnées manuellement dans des petits paniers réalisés à base de feuilles de bananiers ou de cocotiers dans lequels sont déposés des pétales de fleurs, un brin d’encens et parfois même des choses complètement improbables comme un bonbon ou encore une tasse de café ! Un réel parfum se dégage de ces offrandes et vient nous chatouiller agréablement les narines, pas de doute possible, nous sommes réellement charmés par la culture balinaise…

Nous décidons de déjeuner dans un restaurant « Babi Guling » c’est-à-dire spécialisé dans la cuisine du cochon. Nous avions repéré la veille un warung (petit restaurant) du nom de « Ibu Oka » qui nous semblait fort sympathique. On décide donc de s’y arrêter pour savourer le fameux « cochon sous toutes ses formes » (ça vend du rêve !)…. et nous ne sommes pas déçus, la cuisine est absolument délicieuse ! Nous sommes installés sur de grandes tables, où tout le monde mange avec tout le monde, les cultures sont brassées, nous sommes tous assis en tailleur sur de petits tapis après avoir pris soin de déposer nos chaussures à l’entrée du restaurant, nous nous désaltérons avec le jus d’une noix de coco fraichement ouverte à la machette sous nos yeux… que demander de plus ? Un vrai festin ! Et pour pas cher !

Le warung Babi Guling "Ibu Oka"

Nous voilà rassasiés ! Et prêts pour de nouvelles aventures 😉 ! Nous décidons de nous rendre à la « Monkey Forest » qui comme son nom l’indique est …. une forêt où il y a …. des singes !! (tinlinnnn, surprenant non ?). Celle-ci se trouve tout au bout de la Monkey Forest Road, une des principales rues d’Ubud, bordée d’échoppes à touristes en tout genre, de salon de massages, de restaurants, d’organisateurs de tours. Nous nous faisons sans cesse sollicités : « massages, massages ? » (prononcez « maçaz, maçaz ? », avec un cheveu sur la langue 😉 ) « No, thank you! », « taxi, taxi? », « No no, thank you », « Maybe tomorow? », « Maybe! »… Les balinais sont vraiment très zen, et nous on prend ça avec le sourire, ça nous fait bien marrer !

Nous arrivons enfin à notre but, toujours vivants et sans rien avoir acheté ! Sacré défi !

La forêt des singes est un petit coin de verdure avec de très grands arbres et toute une colonie de macaques à fourrure grise et longue queue qui n’attendent qu’une chose : qu’on leur donne à bouffer ! Et bien entendu, tout est prévu : un petit monsieur en tenue traditionnelle nous attend à l’entrée avec un petit sachet de bananes à donner aux singes lorsqu’ils le réclament. Nous décidons d’adopter la technique « warriers » et de ne pas nourrir les bestioles !

Celui-là, on le kiffe !

Vus comme ça, ces petits singes au regard inoffensif pourrait presque attirés notre sympathie… mais en réalité, cette innocence n’est qu’une manière bien calculée de guetter les touristes et les éventuels sachets de cacahuètes et de bananes qu’on voudrait bien leur tendre. Manque de bol, cela ne prend pas avec nous… mais on a quand même failli se faire attaquer par un macaque que Nico tentait de prendre en photo ! J’avoue que là, on a moins fait les malins !

Notre agresseur ! Bouh t'es moche !

Au final, on est pas très emballés par la forêt des singes… c’est un vrai repère à touristes et l’endroit n’est vraiment pas représentatif de ce que nous recherchons. Le seul coté positif à cette visite est que nous avons vu une cérémonie en préparation dans un temple situé au coeur de la forêt. En discutant avec un Balinais, il nous explique que la cérémonie célèbre l’arrivée de la « full moon » et il nous invite à y assister le soir même ! Nous croisons quelques Balinaises qui apportent des paniers chargés d’offrandes sur leurs têtes. D’autres se chargent de déposer les offrandes à l’entrée du temple et d’y faire brûler un brin d’encens. Ils se dégagent toujours le même sentiment de zénitude dans l’accomplissement de leurs gestes, on a l’impression que rien ne peut les perturber.

Nous terminons la journée en réservant une formule massage pour le lendemain après-midi au centre Venezia puis nous rentrons tranquillement dans notre lodge pour déguster un délicieux repas préparé par Madé. Ce soir, Madé nous a concocté un « Balinese dinner » à base de riz, de boeuf, de satay au poulet, au canard et à la noix de coco ainsi que tout un tas de légumes finement cuisinés… le tout servi dans une feuille de bananiers, nous nous régalons !
Nous filons nous coucher car demain matin nous partons tôt pour un trekking dans les rizières avec Ketut (le mari de Madé).

J1 – Découverte d’Ubud et ballade dans les rizières

Lorsque nous émergeons aux alentours de 10h, la pluie a cessé de tomber, et un joli soleil brille ! Chouette, on va pouvoir profiter de notre 1ère journée avec le soleil ! Après avoir savouré un délicieux ptit dej balinais à base de beignet de bananes arrosé de miel et salade de fruits exotiques (trop dur la vie!), nous décidons de partir à la découverte d’Ubud et de ses rizières environnantes.

Nous commençons par visiter le célèbre « Palais d’Ubud », un des incontournables de la ville, l’endroit respire la sérénité et le calme, avec ses statues vêtues de sarong et ornées d’offrandes, les instuments de musique servant pour le Gamelan (musique traditionnelle qui accompagne les danses). Nous nous rendons compte à quel point le quotidien des balinais est rythmé par leurs croyances envers les dieux et le respect de leurs traditions.

Après une rapide visite à l’office du tourisme pour obtenir quelques informations, nous décidons de réaliser une promenade dans les rizières environnantes. En effet, les rizières qui entourent Ubud sont réputées pour être parmi les plus belles de l’île… effectivement, nous ne sommes pas déçus ! Le paysage est vraiment magique : nous découvrons une végétation luxuriante et traversons à pied de nombreux petits villages où les enfants nous lancent des « hello » et des coucous à tout va, le payasage de rizière nous apaise et nous repose… c’est exactement ce dont on avait besoin. Nous apercevons quelques balinais en plein travail dans les rizières coiffés de leurs larges chapeaux en forme de cône et des femmes ramènent le riz dant des paniers qu’elles portent sur leur tête… toujours très joliment vêtues de leurs sarongs colorés.

Nous parcourerons ainsi une dizaine de kilomètres, le paysage change au fur et à mesure que la lumière du jour diminue (car à Bali le soleil se couche très tôt, aux alentours de 18h), le ciel se reflète dans les rizières en eau, c’est très joli !

Nous prenons petit à petit le chemin du retour qui nous ramène à Ubud. La pluie se remet à tomber et nous décidons de prendre notre repas dans notre famille d’accueil, en savourant la succulente cuisine de Madé…

J0 – Notre arrivée sur l’Île des Dieux

L’île des Dieux se mérite ! Et oui, car il ne faut pas moi de 20h de voyage depuis Paris pour pouvoir y poser son pied !

Après 12h de vol et quelques heures de sommeil, nous arrivons à Kuala Lumpur, en Malaisie où nous faisons escale durant 5 heures… Nous sommes en plein décalage horaire : il est 6h du matin en Malaisie, alors qu’en France il est minuit et donc normalement, nous serions censés dormir tranquilement dans un lit bien douillet !

Au lieu de ça, on tente de lutter contre le sommeil (mais l’excitation du voyage nous aide à tenir ;-)) et on se ballade dans l’aéroport, réputé être « le plus propre du monde »… et c’est effet, on admire la propreté et la modernité des lieux, on pourrait presque manger par terre dis-donc !

Le hall d'un musée ? ... Non, non, c'est l'aéroport de Kuala Lumpur !

On tient quand même à préciser aussi qu’en se balladant (oui parce qu’avec 5h d’escale, on a eu le temps de s’imprégner des lieux !), on a découvert qu’il y avait …. un forêt amazonienne à l’intérieur de l’aéroport (truc de ouf !), du coup en bons touristes que nous sommes, nous avons fait un ptit tour !

Vous êtes fatigués, on est (même) pas fatigués !

 
Bref, après avoir envoyé un ptit mail à nos familles pour leur dire que tout allait bien (ha oui, parce qu’il y a aussi des écrans plat Samsung en veux tu en voilà en libre service dans tout l’aéroport, avec accès internet gratuit et illimité), on trouve une ptite place pour roupiller quelques heures avec comme fond sonore, le haut parleur et la nana qui annonce les vols et les personnes en retard en anglais, malaysien, chinois… bref que du bonheur !
 
Un second vol de 3h… puis nous attérissons enfin à Denpasar ! Une longue file d’attente nous attend pour obtenir les précieux visas qui nous permettront de sortir de l’aéroport, nous récupérons nos sacs (petit soulagement quand on a vu qu’ils étaient là … ouf!), on change quelques euros en roupies indonésiennes et hop hop hop on saute dans un taxi direction ….. Ubud, au centre de l’île, la première étape de notre voyage !
 
Notre arrivée à Ubud sera un peu sportive : nous devons nous familiariser à la conduite balinaise (quelque peu anarchique… en fait, il n’y a pas de règle, c’est le plus fort qui passe !) et nous arrivons sous une pluie battante. Bien entendu, nous n’avions pas réservé d’hotel (ça faisait partie des règles du jeu) et notre taxi nous dépose donc en plein centre en nous souhaitant « bonne chance » (parfait!). Nous partons donc avec nos k-way et nos sacs sur le dos, à la recherche d’un losmen !
 
Après quelques tentatives, nous trouvons finalement une chambre au ‘Bali Asli Lodge’ au sein d’une famille balinaise qui loue quelques chambres. Nous faisons connaissance avec Madé (la maman), son accueil est chaleureux, nous nous sentons bien, on décide donc d’y poser nos bagages !
 
Après une douche et un bon repas préparé par Madé (qui dit en passant, est une excellente cuisinière), nous allons voir un spectacle de « Kecak », danse traditionnelle balinaise dans laquelle les danseurs sont accompagnés par des chanteurs assis en rond autour d’un feu ! Le spectacle et les costumes sont splendides ! Nous admirons la dextérité et la précision des gestes des danseurs… à la fin, un des danseur rentre en « transe » et marche pied nus sur le feu… bref, ce spectcla nous en met plein les yeux et promet de belles choses pour la suite du voyage !
 

Les danseurs de Kecak

Notre première nuit sera agitée, toujours en raison du décalagé horaire, mais aussi à cause de la pluie battante quie s’abbat sur le toit… on croirait que le ciel va nous tomber sur la tête !

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